Bas fourneaux
Les bas fourneaux Catalans produisaient du fer issu de la combustion d’oxyde de fer et de charbon de bois dans une forge d’affinage. Les deux principaux facteurs techniques qui contribuèrent au développement du système connu sous le nom de bas-fourneau catalan étaient de recouvrir les parois intérieures du fourneau au moyen de plaques de fer, et de remplacer la machine soufflante par un jet aéro-hydraulique (trompa dels Pirineus), un développement qui eut lieu à la fin du 17ème siècle.
En cinq ou six heures, un bas-fourneau pouvait produire une masse spongieuse (loupe)
pesant environ 150 kg. Le travail se faisait en continu, de telle manière que le feu ne s’éteignait jamais, ce qui signifiait qu’un bas-four type avait un rendement d’environ 600 kg de fer par jour.
Entre le 17ème et l e 19ème siècle, ce procédé se répandit à travers l’Europe de l’Ouest et tous les bas-fourneaux adoptèrent la méthode catalane comme un procédé à succès pour obtenir du fer malléable. Cette industrie se situait principalement des deux côtés des Pyrénées car la région était riche en minerai de fer et en charbon de bois.
Déclin des bas fourneaux
Quelles furent les raisons du déclin et de la fin de la méthode des bas-fourneaux catalans?
L’industrialisation. Cette ancienne technique n’avait pas su s’adapter à la demande accrue en fer, et les bas-fourneaux commencèrent à fermer leurs portes à la fin du 19ème siècle jusqu’en ce qu’il n’en restât plus aucun. Les bas-fourneaux furent remplacés par des fourneaux à soufflage et par diverses procédés d’affinage.
Un autre facteur fut le mauvais réseau routier, qui rendait difficile le transport de grandes quantités de réserves vers cette région montagneuse, ainsi que l’introduction de fer étranger sur le marché à une telle échelle que certains établissements catalans ne faisaient plus que fondre la fonte étrangère. Le bas-fourneau de Darnius en fut un exemple, en 1844 son travail était limité à pré-étirer le fer étranger non déchargé aux ports de Palamós et de Rosas.